Lorsque la famille du comte de Liedekerke-Beaufort quitte son château de V. lors de la révolution française, elle se cache non loin dans une vaste ferme de son domaine.
En 1866 est construit par l’architecte Milner à cet emplacement l’actuel Château N., dans le plus pur style néogothique. La grande tour de l’horloge (56 mètres) ne sera achevée qu’en 1903. Résidence d’été de la famille Liedekerke-Beaufort jusqu’à l’entre deux guerres, le château sera brièvement occupé par les troupes allemandes avant d’être reconverti au début des années 50 en centre de vacances pour les enfants des employés des chemins de fer.
Il sera abandonné en 1991 à la suite d’un incendie au dernier étage. Laissé sans entretien par les propriétaires, il est dans un état de délabrement avancé, et de nombreux planchers se sont effondrés ou sont très fragiles, rendant la progression dans les étages périlleuse. (la plus grande prudence est recommandée en cas de visite du château)
Partis au coeur de la nuit en direction de ce château, nous arrivons au petit matin dans un charmant petit village. L’air est frais, l’exitation est palpable.
Caché au milieu d’un bois, protégé par une haute butte, le château se dévoile une fois celle-ci franchie. Sa haute façade grise se découpe dans le ciel alors que ses tours s’y élancent, se dégageant sur le ciel clair du matin.
Nous commençons par faire lentement le tour du château, pour prendre la mesure du bâtiment, trouver les différentes entrées. Puis nous entrons, frappés d’emblée par le mauvais état du château. Nous y passerons un bon nombre d’heures, tâchants d’explorer chaque pièce, chaque partie de cette immense demeure oubliée. Emerveillés par la magnificence des lieux, leur triste état n’en est que plus difficile à supporter, et les planchers manquants nous interdirons l’accès à de nombreuses parties.
Fourbus mais des étoiles plein les yeux, nous quittons les lieux, heureux d’avoir pu voir cette merveille, tristes de la voir trop tard.















































