Grand format, collodion humide, platine-palladium, le photographe américain Kerik Kouklis nous entraine loin des procédés photographiques modernes pour notre plus grand plaisir. 

C’est au commencement de la photographie que nous pouvons plonger ici avec le collodion humide, procédé utilisé dès 1850. Nadar, entre autres,  s’est servi de cette technique pour quasiment tous ses portraits.

Permettant d’obtenir soit un négatif soit un positif, bien plus facile à mettre en oeuvre que le Daguerreotype, ce sera un procédé largement utilisé. Son principal inconvénient est de devenir insensible à la lumière une fois sec, aussi il faut le préparer, l’exposer et le développer en un laps de temps très court.

Kerik Kouklis a trouvé son expression dans l’utilisation de ces procédés anciens avec des chambres grand format, en combinant des méthodes du XIX° siècle et une vision d’aujourd’hui, nous proposant des images éthérées, calmes et troublantes à la fois.

Loin de toute considération technique, c’est un univers merveilleux qui s’ouvre à nous, riche de nuances, de reflets, de transparence et de mystères.

Quatre séries sont pour l’instant visibles sur son site : de nombreux portraits variés ; des paysages brumeux, sombres, où la tranquilité s’accompagne toujours d’une pointe d’inquiétude et où le rendu du collodion fait merveille ; une série florale absolument magnifique mêlant légèreté et transparence avec un éclairage savamment dosé, mais toujours avec un côté troublant, indescriptible mais palpable. Le dernier portfolio, « Cabinet de curiosités », rassemble des natures mortes pour le moins improbables, judicieusement mises en scène et qui ne peuvent laisser indifférent.

Vous pourrez contempler l’ensemble de ses photos ici : http://www.kerik.com/new/


Sur les procédés anciens :

http://www.galerie-photo.com/collodion-humide.html

http://www.disactis.com/


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